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vendredi 29 janvier 2016

À propos des cas de mépris de la démocratie et de la loi - Jean Pelletier

Par ailleurs, dans le dernier entretien accordé par monsieur Pelletier au
chroniqueur de Soleil monsieur Gilbert Lavoie, rapporté dans le numéro du
14 janvier 2009, monsieur Pelletier fait des déclarations qui confirment
son rôle important et peu glorieux dans l’avant et l’après référendum de
1995.
Love-In de Montréal
Pour le financement du Love-In à Montréal dans les jours précédant le
référendum, il déclare que « Dans la guerre, on ne se demande pas si les
munitions sont payées, on les tire. » (Sic).
Loi référendaire du Québec
Quant au respect (mépris) de la Loi référendaire du Québec, monsieur
Pelletier ne s’est pas posé de questions. Il dit « Des ordres de marche,
puis salut ! Quand on est en guerre, on va-tu perdre le pays à cause d’une
virgule dans la loi ? » (Resic). Comme exemple de cynisme, on peut
difficilement trouver mieux.
Loi sur la clarté référendaire
Au sujet de la supposée Loi sur la clarté référendaire, monsieur Pelletier
déclare « L’idée de cette loi, c’est Jean Chrétien. Au cabinet peu de
personnes étaient enthousiastes, moi je l’ai toujours été. Par la suite,
monsieur Dion, qui avait des réserves sur l’idée de cette loi, 
est embarqué dans le dossier et, comme ministre des Affaires
gouvernementales, il est devenu le parrain du projet de loi après avoir
participé à sa rédaction. » (Re. Resic.)
Concernant Via Rail Canada, monsieur Pelletier y a été nommé président par
monsieur Chrétien et remercié par monsieur Paul Martin, autre ancien
premier ministre libéral du Canada, qu’il considère comme un salaud. Il
déclare à ce sujet « Je n’ai pour lui que du mépris. Pour moi, Paul Martin,
ça reste un salaud ». Son congédiement fit suite à des mots méchants à
l’égard d’une victime facile, madame Myriam Bédard, qui avait dénoncé des
irrégularités au sein de l’entreprise. Cette affaire n’a jamais été
élucidée sur le fond. Espérons que le gouvernement Harper poursuivra le
processus judiciaire pour pouvoir connaitre enfin la vérité si cela est
encore possible.
Conclusion
En conclusion, dans les magouilles politiques de l’avant et de l’après
référendum québécois de 1995, de même que dans le scandale des
commandites, les principales infractions sont de nature non pas économique
mais plutôt politique et les principaux coupables et à ce titre
responsables sont messieurs Jean Chrétien ex-premier ministre du Canada et
Jean Pelletier son ex-chef de cabinet. Le décès récent de ce dernier ne
change rien à l’affaire.
Marc-André Labrecque
L’Ancienne-Lorette

À propos du concept de la bienveillance du vainqueur

La bienveillance du vainqueur est peut-être un acquis de la civilisation. Il est peut-être aussi en voie de reculer avec la guerre sans limite que devient la guerre de 4è génération. 

http://www.huyghe.fr/dyndoc_actu/44e16dd83e0c2.pdf

Dans les deux exemples ci-dessous, on pourrait croire que ce sont les principes bien compris de la chrétienté qui président à cette attitude empreinte de fraternité humaine. En tout cas, il s'agit de deux exemples tirés du monde chrétien d'avant la Réforme. 

La Réforme peut se décrire si on veut faire vite comme une adaptation de la chrétienté au libéralisme capitaliste. Chez les protestants anglo-saxons, l'individualité valorisée nourrit le suprémacisme anglo-saxon qui s'exprime ouvertement en se revendiquant par exemple de l'exceptionnalisme américain, une expression reprise notamment dans certains discours de Barak Obama. On retrouve aussi cet exceptionnalisme dans l'expression religieuse protestante dite de la «Manifest destiny». 

Dans un cas tout hypothétique, la bienveillance du vainqueur pourrait se manifester par le fait que le Canada rende au Québec sa liberté ou qu'il s'abstienne d'empêcher qu'elle s'épanouisse, qu'il mette fin à 250 ans de harcèlement du vainqueur contre les peuples néo-français et autochtones. 

L'exceptionalisme anglo-saxon, qui est un sentiment de supériorité sans complexe, lui permet de définir lui-même les règles du bien et du mal, naturellement de définir ce qui est démocratique et ce qui ne l'est pas. La supériorité, quand elle atteint son pic pathologique, permet de définir l'humanité avec les intérêts de ceux qui la définissent. 

* * *

La reddition de Breda ou Les lances

Les chroniques de l'époque racontent que la défense de Breda a été héroïque, mais la garnison dut se rendre et hisser le drapeau blanc. Justin de Nassau a capitulé le . La capitulation a été honorable ; l'armée espagnole a admiré le courage de ses ennemis. Pour ces raisons, elle a permis que la garnison sorte en ordre militaire, avec ses drapeaux en tête. Les généraux espagnols ont donné l'ordre que les vaincus soient rigoureusement respectés et traités avec dignité. Les chroniques décrivent également le moment où le général espagnol Spinola attendait hors des fortifications le général hollandais Nassau. L'entrevue a été un moment de courtoisie ; l'ennemi a été traité de manière chevaleresque, sans humiliation. C'est ce moment historique qu'a choisi Vélasquez comme sujet de son tableau.
(...)

Vélasquez déroule la scène sans vaine gloire ni effusion de sang. Les deux protagonistes sont au centre de la scène et semblent dialoguer comme des amis plus que comme des ennemis. Justin de Nassau apparaît avec les clés de Breda à la main et fait le geste de s'agenouiller, geste qui est interrompu par son rival qui pose une main sur son épaule et l'empêche de s'humilier. Sur ce point, c'est une rupture avec la traditionnelle représentation du héros militaire, qui traditionnellement est représenté dominant le vaincu et l'humiliant.



Huile sur toile, peinte entre 1634 et 1635 par Diego Vélasquez et exposée au musée du Prado de  Madrid depuis 18191.

Réf : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Reddition_de_Breda


Champlain se lie d'amitié avec toutes les peuplades qu'il rencontre







À l'occasion de ses voyages, Champlain se lie d'amitié avec toutes les peuplades qu'il rencontre dans ses explorations. C'est avec ces peuplades qu'il fonde le Canada européen, fruit de leur alliance. D'où la vérité des deux peuples fondateurs, tant qu'on la comprend de cette façon, avant le révisionnisme historique anglo-saxon.  Ces relations cordiales culmineront à Montréal avec la grande paix de 1701 et continueront par la suite, ralenties avec la Conquête de 1760, mais toujours vivantes dans une grande partie du continent américain des dizaines d'années plus tard, avant de s'écraser contre  la brutalité anglo-saxonne dans les plaines de l'Ouest. Un épisode qui réprima autochtones, métis et les survivances de l'alliance néo-française qui culminèrent au Canada par la pendaison de Louis Riel en 1885 et aux États-Unies par les Guerres indiennes. Le tout se conclut des deux cotés de la frontière par la mise en réserve des autochtones qui avaient survécu à leur extermination parfois programmée.

* * *

Pour explorer davantage le sujet :

MACDONALD A DÉLIBÉRÉMENT CONTRAINT LES AUTOCHTONES À LA FAMINE, LES MENANT À LA MORT PAR MILLIERS
Dès l’élection des Conservateurs en 1878, l’orangiste John A. Macdonald est devenu à la fois premier ministre et l’équivalent de ministre des Affaires indiennes. Il avait donc la responsabilité de subvenir aux besoins alimentaires des Autochtones des Plaines pendant cette transition. Il utilisa plutôt cette famine comme une arme. Faisant acheminer les rations au compte-gouttes, Macdonald força les Autochtones affamés et malades à s’entasser dans des réserves pour recevoir leur pitance. Il entendait ainsi ouvrir la voie au passage du chemin de fer et à l’occupation des Prairies par des colons anglo-saxons, de race blanche et de foi protestante. En 1883, il ne restait plus que quelques centaines d’Autochtones dans les Plaines alors qu’entre 15 000 et 20 000 autres étaient dans les réserves, sous le contrôle et la dépendance du Département des Affaires indiennes. 
Lire la suite :

http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/dossierslbdp/decryptages/item/5275-macdonald-a-délibérément-contraint-les-autochtones-à-la-famine-les-menant-à-la-mort-par-milliers




mardi 26 janvier 2016

Sauver le Canada - Option Canada - Vol référendaire

(Le présent document est repris des archives de Vigile)


SAUVER LE CANADA

Josée Legault 
MIR jeudi 12 janvier 2006 

En 1995, il fallait sauver le Canada. Et le Canada fut sauvé. Beaucoup, beaucoup de fonds publics et privés y ont passé. Depuis le référendum, Ottawa a dépensé encore plus d’argent public pour continuer à « sauver » le Canada.

La Commission Gomery a révélé que des centaines de millions de dollars des impôts des travailleurs canadiens ont servi à trois fins :

1. augmenter la visibilité du Canada au Québec ;
2. remplir les coffrets dégarnis du Parti libéral du Canada en détournant une partie de ces argents ;
3. enrichir personnellement des amis du régime.

Le premier objectif, politique, était de bonne guerre. Les deux autres tiennent du vol et de la corruption partisane et parfois, personnelle. D’où le mot « scandale », qui reste collé au programme des commandites. Le tout récent livre du journaliste Gilles Toupin, Le déshonneur des libéraux, en fait une excellente radiographie.

Cette semaine, on a aussi assisté à l’autopsie de l’« ancêtre » du scandale des commandites : Option Canada. Le livre de Robin Philpot et Normand Lester – Les secrets d’Option Canada – braque les projecteurs sur cet organisme bidon, créé en 1995 pour une seule chose : promouvoir le fédéralisme à même des fonds publics, dont la majeure partie ne serait pas comptabilisée dans les dépenses officielles du camp du NON. 

Depuis que le monde est monde, l’argent et le pouvoir sont inséparables. Ici, ils se sont fondus l’un dans l’autre.
***
UNE CAISSE OCCULTE

Option Canada était une caisse occulte de 5 M $ de fonds publics, créée pour contourner les règles québécoises de financement politique voulant que les deux options s’affrontant dans une campagne référendaire jouissent des mêmes moyens financiers.

En 1995, les comités du OUI et du NON ont chacun eu droit à un maximum de 5 086 979 $ entre l’émission des brefs, le 1er octobre, et le jour du vote, le 30 octobre.

À elle seule, la caisse occulte d’Option Canada venait donc doubler, de manière illégale, le budget du NON.

Les gouvernements Martin et Charest ont répondu que Jacques Parizeau, lui, avait dépensé 25 M $ en 1995. Mais ces dépenses étaient publiques et ouvertes. Surtout, elles ont été faites AVANT l’émission des brefs, le 1er octobre.

Car il semble bien qu’une partie importante de l’argent caché d’Option Canada ait été dépensée de manière illégale PENDANT la campagne référendaire. À ces cachotteries s’ajoutaient aussi les 8 M $ utilisés par Chuck Guité pour réserver les panneaux-réclame du Québec pendant la campagne, ainsi que les coûts toujours inconnus du love-in du 27 octobre.

Et ça ne s’arrête pas là. En fait, le scandale d’Option Canada en cache un autre. 4,8 M $ sur les 5,2 M $ d’Option Canada sont venus du ministère fédéral de Patrimoine Canada et de son « programme d’appui à la dualité linguistique ».

Ceci est confirmé dans une lettre adressée au président d’Option Canada, Claude Dauphin, par le ministre responsable Michel Dupuy, dans laquelle Dupuy remercie aussi Dauphin de sa belle « initiative » d’avoir créé Option Canada. Bravo pour votre beau programme !

L’autre scandale, celui dont personne ne parle, est donc ici : ou Claude Dauphin (président d’Option Canada) et Jocelyn Beaudoin (patron du Conseil pour l’unité canadienne et autre fondateur d’Option Canada), ont trompé Patrimoine Canada en faisant passer leur organe de promotion fédéraliste pour un « programme d’appui à la dualité linguistique ».

Ou Patrimoine Canada était au courant du subterfuge et s’en est fait le complice en accordant une subvention de 5 M $ sous couvert de promouvoir la dualité linguistique.

Et il semble bien qu’on ne pourra jamais compter sur la successeure de Michel Dupuy, Sheila Copps, qui se dit aujourd’hui « chroniqueure politique », pour nous dire ce qui a pu se passer. En fait, personne ne sait. Personne ne parle.

Pourtant, le livre de Lester et Philpot contient des contrats et des chèques faits par Option Canada, avec l’adresse civique du 2055, rue Peel, bureau 475, Montréal. De nombreux libéraux, incluant des très connus, ont signé ces contrats et/ou encaissé ces chèques. 

Même le « Conseil québécois des gens d’affaires pour le NON » – créé en 1995 pour propager les pires peurs économiques dans l’éventualité d’un OUI – avait la même adresse civique qu’Option Canada, au 2055, rue Peel…

Autre perle : une facture du Groupe Everest, une firme nommée dans le scandale des commandites, dont le président Claude Boulay est un proche de Paul Martin et Jean Charest, est adressée au « Conseil pour l’unité canadienne », mais à l’adresse d’Option Canada.

Bref, même si aucune des personnes qui œuvraient dans le camp du NON ne dit se souvenir aujourd’hui d’Option Canada, ils étaient drôlement nombreux à connaître son adresse, à facturer et à encaisser ses chèques.

Option Canada cache donc deux scandales : celui, semble-t-il, d’avoir contourné la Loi sur la consultation populaire et celui d’avoir obtenu des fonds de Patrimoine Canada sous des fausses prétentions.
***
DOMMAGE COLLATÉRAL

D’où le dommage collatéral principal de la magouille référendaire : la démocratie et le droit à l’autodétermination des Québécois en ont pris pour leur rhume.

Sauver le Canada est un objectif légitime. User de la corruption et du détournement de fonds publics pour y parvenir ne l’est pas.

Que l’on pense ou non que le référendum a été « volé », que l’on puisse mesurer ou non l’impact réel des argents fédéraux sur le résultat final, il reste qu’on assiste à une accumulation troublante de preuves d’irrégularités commises par le camp du NON, avant, pendant et après le référendum.

Les preuves s’accumulent sans aucune équivalence, qualitative ou quantitative, du côté du OUI.

Aujourd’hui, une seule question émerge de toute cette boue : comment peut-on être un démocrate, souverainiste, fédéraliste ou non aligné, et ne pas vouloir faire TOUTE la lumière sur la période référendaire afin de doter ensuite ce processus démocratique de mécanismes de protection beaucoup plus solides ?

La démocratie québécoise et ses institutions ne sont certes pas les « plus meilleures du monde », mais elles sont parmi les plus anciennes et les plus respectées des Amériques. Si nous ne faisons pas la lumière sur cette période, nous leur montreront un plus grand irrespect encore que l’ont fait les bonzes d’Option Canada.

Quant aux individus, le patriotisme canadien ne doit plus être payant. Trop de pattes ont été graissées et trop de poches se sont remplies sous le prétexte de défendre le pays.

Si les « patriotes » canadiens du Québec, incluant des firmes riches et puissantes, veulent « sauver » le pays – ce qui est leur droit –, qu’ils aient suffisamment d’intégrité et de sens du sacrifice pour le faire sans chercher à en profiter ou sans contourner les lois.

Que la cause du Canada soit défendue avec transparence et honnêteté. Elle y gagnerait sûrement de nouveaux adeptes.

Mais l’élection fédérale qui pointe vers une défaite de plus en plus probable des libéraux risque de faire oublier tout cela. Les libéraux seront « punis » et les Canadiens passeront à autre chose. Erreur.

Il en restera l’enclenchement de trois enquêtes : celles de la GRC, de la vérificatrice générale du Canada et du directeur général des élections du Québec. Mais elles ne seront pas publiques. Parce qu’elles n’examineront, chacune de leur côté, qu’Option Canada, et parce que les irrégularités débordent cette stricte histoire, cela risque d’être insuffisant.

Mais surtout, l’intérêt porté aux magouilles référendaires ne doit surtout pas être l’affaire exclusive des souverainistes. Les accrocs à la démocratie ont été tels, les ramifications si larges et les acteurs si nombreux, que tous les démocrates québécois doivent s’y intéresser.

Le DGÉ, ou mieux encore, une commission d’enquête non partisane, doit enquêter sur toute cette période. Dès que l’Assemblée nationale aurait l’analyse complète de la mécanique derrière les magouilles, elle pourrait préparer et faire adopter un renforcement de la loi et y adjoindre des mesures aptes à limiter le plus possible les détournements de fonds, quel que soit le camp.

Notons que la Commission Gomery a fonctionné de cette manière, soit en deux étapes : l’analyse du scandale des commandites, suivie du rapport à venir contenant les recommandations pour éviter que cela ne se reproduise. Comme pour un malade, le diagnostic doit nécessairement précéder le choix du traitement.

ET MONSIEUR CHAREST?

Et monsieur Charest dans tout cela ? En 1995, il a défendu ses convictions. Il fut un acteur important au Québec, mais dans la grande machine stratégique fédérale, il a sûrement raison de préciser qu’il n’était que le « chef d’un parti fédéral de deux députés » qui ne « décidait pas de la marche des événements ». 

Ce qui soulève LA grande question : qui décidait de la « marche des événements » dans son camp? Qui décidait de créer des organismes bidons? Qui décidait, PENDANT la campagne, qu’une dépense serait comptabilisée ou cachée ? Une commission d’enquête pourrait nous le dire.

Jean Charest est un fédéraliste passionné. Soit. Mais depuis qu’il est devenu premier ministre, il s’est aussi entouré, ou a nommé à des postes-clés, un certain nombre de personnes qui ont reçu à l’époque de l’argent d’Option Canada ou des commandites.

Chacun a droit à ses amitiés et ses réseaux. Monsieur Charest peut même dire qu’il ne le savait pas lorsqu’il les a embauchées ou nommées. Mais maintenant, il le sait. On verra donc ce qu’il en fera.

Mais en tant que premier ministre, il est avant tout le gardien des institutions et des lois du Québec.

Il doit donc s’élever au-dessus d’une mêlée de plus en plus nauséabonde ou chacun joue sa petite game politique.

Cela veut dire donner au directeur général des élections toutes les ressources dont il aura besoin pour faire la lumière sur toute la période référendaire, et non seulement sur Option Canada. Et si cela est impossible ou insuffisant, instituer une commission d’enquête non partisane.

C’est la seule manière de permettre ensuite à l’Assemblée nationale de blinder le processus référendaire et de protéger une démocratie que plusieurs ont déshonorée.

UN RÉSEAU LIBÉRAL?

Dans The Gazette du 11 janvier, Peter White, ancien proche de Brian Mulroney et éminence grise du Parti conservateur, avance qu’Option Canada aurait été créé « dans la plus grande précipitation pour injecter de l’argent dans la campagne référendaire ».

Selon lui, c’est le gouvernement fédéral qui aurait mis sur pied Option Canada, par « panique ». « Je crois », dit-il, « qu’ils étaient prêts à faire n’importe quoi ».

Peter White en sait quelque chose. Il y était. Il dit aussi avoir été éjecté d’Option Canada dès ses débuts parce qu’il n’était pas un libéral. En d’autres mots, White semble parler ici d’un réseau essentiellement libéral.

Mais White est un acteur parmi beaucoup d’autres, qui en auraient sûrement long à apprendre aux Québécois sur ce qu’on a fait au processus démocratique en 1995.

Seule une véritable commission d’enquête non partisane pourrait faire toute la lumière et mieux équiper la démocratie pour l’avenir.
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vendredi 15 janvier 2016

Marxisme culturel - Une page de Wikipédia susceptible d'être supprimée

Cette page Wikipedia, reproduite plus bas, fait l'objet de contestation et est susceptible d'être supprimée. Comme elle contient beaucoup de références et semble présenter un portrait clair du marxisme culturel. Je la mets ici dans son intégralité pour références et discussions éventuelles.

J'ajoute aussi cette étude académique en provenance de Belgique qui fait un tour d'horizon assez exhaustif de la genèse et des thèses du marxisme culturel en partant de l'École de Franckfort. L'étude s'oppose en conclusion au marxisme culturel qu'il qualifie d'idéologie du complot globalisante, tout ce qui ne va pas y serait ramené. Par contre, la réfutation coupe court à une réfutation spécifique de plusieurs de ses thèses dont la valeur mériterait, selon moi, un vrai débat à défaut d'une réfutation qualifiée. Par exemple, l'islamisation de l'Europe. De plus, l'étude n'introduit pas de distinction entre une utilisation plus restrictive du cadre d'analyse et son utilisation globalisante et totalisante. À ce dernier trait on reconnaît bien les limites des études académiques d'aujourd'hui.

http://amnis.revues.org/2004 ; DOI : 10.4000/amnis.2004

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Un autre texte explore la question sous un autre angle :

Comment éradiquer le marxisme culturel en une seule génération ?
http://lesakerfrancophone.net/comment-eradiquer-le-marxisme-culturel-en-une-seule-generation/
En voici la présentation :


Brandon s’attaque décidément à tous les sujets et parle ici du marxisme culturel et du politiquement correct qui fait des ravages aux États-Unis avec même une certaine longueur d’avance sur nous contrairement à une possible idée reçue vu l’anti-communisme primaire dont font preuve les Américains. Sans le support de forces politiques socialistes, ce phénomène a aussi gangrené toute la société chez eux. Et ses arguments pourraient s’appliquer chez nous de la même manière ce qui montre la mondialisation du phénomène. La résistance du monde musulman et de la Russie a ces thèmes d’ingénierie sociale expliquent d’ailleurs en partie la violence des attaques qu’ils subissent.
Pour être honnête, je pense que Brandon Smith, emporté sans doute par la peur des risques d’implosion de la société américaine, oublie quelque peu les casseroles de cette même société, précédant le marxisme culturel, qui a basé son développement sur l’extermination des Indiens, l’utilisation massive de l’esclavage et le pillage des ressources mondiales. Il tient aussi au dollar d’une certaine façon alors que c’est un outil politique utilisé pour spolier les plus pauvres. Ce qui nous pose problème à nous aussi en Europe et en France, si on est complètement honnête, c’est que peu ou prou, c’est à notre tour d’être tondus. Le non-respect des libertés étant consubstantiel au mode de production capitaliste avec une structure financière basée sur la dette, c’est bien là la racine qu’il va falloir trancher un jour ou l’autre si l’on veut en finir avec les abus. Et ce n’est pas un marxiste qui le dit.
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PAGE REPRODUITE DE WIKIPEDIA
Le marxisme culturel est une forme de marxisme qui analyse le rôle des médias, l'art, le théâtre, le cinéma et les institutions culturelles de la société en mettant de l'emphase sur les luttes de genres, de classes et d'ethnies. Formulé par l'école de Francfort et Herbert Marcuse, il aurait contribué à la montée de la rectitude politique en Occident. Il s'agit d'un moyen culturel et non-révolutionnaire pour revendiquer l'abolition des classes et l'égalitarisme absolu.
Sommaire
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Définition[modifier | modifier le code] 
Né à Moscou, approfondi à Francfort, mûri aux États-Unis, le Marxisme Culturel marie la langue de bois soviétique à la psychanalyse de Sigmund Freud et au puritanisme anglo-saxon. Partant du principe que les mots sont le véhicule de la pensée, il change ceux-là pour modifier celle-ci. D'où son appellation plus connue de Politiquement Correct qui, en Europe comme aux États-Unis, vaut aujourd'hui le tribunal à quiconque l'enfreint1,2. Mais les mots ne sont pas seuls à changer : "Qui donc aujourd'hui en Amérique s'affaire à détruire nos traditions, nos liens familiaux, nos fondamentaux religieux, la force de nos institutions, et à vrai dire, toute notre culture. Quel est donc le phénomène qui change notre civilsation américaine? Imaginez que vous appreniez que cette constation correspond à un projet - c'est-à-dire à un concept et aux moyens de sa mise en œuvre... et supposez aussi que l'on puisse identifier un petit groupe d'activistes qui aurait conçu ce projet et imaginé les moyens de l'infuser dans notre culture. L'Histoire identifie un petit groupe d'intellectuels trotskystes allemands, connus sous le nom d'École de Francfort, qui a défini ce projet et conçu les moyens de sa mise en œuvre. Le résultat en est la destruction de la culture américaine dont nous sommes tous les jours les témoins." Dr. Gerald L. Atkinson CDR USN (Ret.)3 
Histoire[modifier | modifier le code] 
Origine[modifier | modifier le code] 
En Russie, dans les jours qui suivirent le putch Bolchevique, Lénine est persuadé que rien ne pourra plus arrêter le soulèvement du prolétariat qui allait inexorablement lui livrer l’Occident. "Cette bande de fortes personnalités sorties des bas-fonds des métropoles d'Europe et d'Amérique a empoigné le peuple russe par la tignasse et s'est rendue le maître incontesté d'un immense empire." Winston Churchill4,5 Il n’en fut rien. Pour Lénine et Trotsky, les choses n'évoluent pas comme prévu : les peuples résistent à ces coups d’état ourdis par des intellectuels venus d'ailleurs.
En Allemagne la révolution de soviets déclenchée le 8 novembre 1918 par Rosa LuxemburgKarl LiebknechtKurt EisnerClara Zetkin (Ligue Spartacus) est rapidement écrasée par les Corps francs. Mais pour cette Allemagne qui avait offert aux Juifs d'Europe le seul pays où ils pouvaient enfin vivre dignement cette trahison fut ressentie comme le coup poignard dans le dos qui fit basculer le sort des armes. En Hongrie le coup d'état bolchevique de 1919 organisé par Béla Kun,Georg Lukács et Tibor Szamuely n'eut pas davantage de succès et au bout de 133 jours fut balayé par l'amiral Horthy. Quant à la Russie, il est évident que la révolution n'y survit que par la Terreur Rouge: Lénine (Blank) et ses compagnons, Leon Trotsky (Bronstein), Alexandre Zinoviev (Apfelbaum), Lev Kamenev (Rozenfeld), Maxime Litvinov (Finkelstein), Jacob Sverlov6 ne peuvent que constater la défaillance des peuples. Leur "trahison" disent-ils.
Moscou[modifier | modifier le code]En 1922, Lénine, en quête d’un plan B, convoque à l'Institut Marx-Engels de Moscou une réunion du Komintern dans le but d'explorer une voie alternative, celle de la Révolution Marxiste Culturelle, voie que proposent depuis quelque temps Georg LukácsWilli Münzenberg7 et Antonio Gramsci. Il de voir si cette nouvelle approche peut être officiellement adoptée. Outre Karl Radek du Politburo représentant Lénine, sont présents Djerzinski (fondateur de la Tcheka) le juif hongrois Georg Lukácset l'allemand Willi Münzenberg8.
Afin de miner les fondements de l'Occident Georg Lukács propose, dans la cadre de ce qu'il appele le Terrorisme Culturel9, qu'une sexualité dévoyée soit enseignée aux enfants dés la petite école afin de détruire l'autorité de la famille et celle de l’église, les deux clefs de voûte de la Chrétienté: "Qui nous sauvera de la civilisation occidentale?" se lamente-t'il. L'idée de pourrir l'Occident par la diversification de la sexualité aura toujours les faveurs de ces Marxistes. Elle sera plus tard reprise par Wilhelm Reich, élève de Sigmund Freud et Herbert Marcuse dans son ouvrage Eros and Civilization publié en 1955.
Pour sa part, Willi Münzenberg, l'artiste en subversion, le grand organisateur de la désinformation-propagande soviétique, dont on dit que ses méthodes inspirèrentJoseph Göbbels, est convaincu que le Communisme ne pourrait jamais s'implanter tant que la nature même des peuples n'aura pas été radicalement transformée. Il faut disait-il "Organiser les intellectuels et se servir d'eux pour pourrir la civilisation occidentale jusqu'à ce qu'elle pue. Alors seulement, après que toutes ses valeurs eussent été corrompues et la vie rendue impossible, pourrions-nous imposer notre dictature du prolétariat."10Empêché pour cause d'internement par Mussolini, l’Italien Antonio Gramsci11, fondateur du Parti Communiste italien, affirme que “les travailleurs ne verront jamais leurs véritables intérêts de classe tant qu’ils n’auront pas été libérés de la culture occidentale et en particulier de la religion Chrétienne.” Comme Lukács et Münzenberg, Gramsci se distingue radicalement du marxisme classique qui réduit la société à l'état de simple infrasructure économique. “Pour lui c'est l'ensemble de la culture, dont l'économie n'est qu'un secteur, qui est en jeu dans la lutte pour le pouvoir. La culture constitue l'infrastructure qu'il faut investir ou subvertir par des moyens intellectuels avant même de s'attaquer au pouvoir politique. "(Jacques Marlaud)
Mort de Lénine[modifier | modifier le code] 
Lénine mort, sa révolution messianique-universaliste finit avec lui.... au moins pour ce qui concerne la Russie. Avec Staline c'est un autre totalitarisme qui s'installe, non plus universaliste mais nationaliste, ce qui vaudra à la plupart des compagnons juifs de Lénine d'être liquidés au cours de purges successives.
École de Francfort[modifier | modifier le code] 
Non plus à Moscou mais à Francfort, l’idée du Marxisme Culturel fait son chemin. Georg Lukacs s'y est établi et, financé par le millionnaire argentin Félix Weil, il a réuni autour de lui un groupe d'intellectuels juifs marxistes afin d'approfondir les méthodes subversives de ce Marxisme Culturel dont l'objectif est toujours "de pourrir la Civilisation Occidentale jusqu'à ce qu'elle pue" afin de pouvoir installer la dictature d'une élite intellectuelle.
Ce thinktank, connu plus tard sous le nom d'École de Francfort s'installe à l’Institut für Sozialforschung. On compte parmi ses membres Georg LukácsMax HorkheimerTheodor AdornoHerbert MarcuseFriedrich PollockLeo LöwenthalErich FrommWilhelm ReichWalter BenjaminJürgen Habermas.
Voila donc l’état-major qui va clarifier le concept, désigner les cibles, imaginer la mise en œuvre de la stratégie de soumission de l'Occident par le Marxisme Culturel, plus connu aujourd'hui sous le nom de Politiquement Correct. Il n’est plus question de révolution brutale mais au contraire d’une transformation des cultures étalée sur des dizaines d’années. Du marxisme on conservera la propagande, le conditionnement, la désinformation, la répression intellectuelle mais on rejettera la violence.
On note l'absence du précurseur, le génial Willi Münzenberg, qui est passé au service de Staline. “Il a sous son contrôle des dizaines d'intellectuels, disciples ou sympathisants de la cause communiste, qu'il convainc de soutenir telle ou telle initiative qu'il mène. Pour l'historien François Furet, c'était « le grand chef d'orchestre du "compagnon de route", cette figure typique de l'univers communiste ». Et Furet de citer à l'appui de cette description le portrait fait par Manès Sperber de Münzenberg8 : “[Münzenberg] poussait des écrivains, des philosophes, des artistes de tout genre à témoigner, par leur signature, qu'ils se plaçaient au premier rang de combattants radicaux... [Il] constituait ainsi des caravanes d'intellectuels qui n'attendaient qu'un signe de lui pour se mettre en route; il choisissait aussi la direction.”
Julien Benda, André Gide, André Malraux, Aldous Huxley, Bernard Shaw, Heinrich Mann, Boris Pasternak, Bertolt Brecht, Jean-Paul Sartre, Yves Montand, Simone Signoret sont du voyage. En 1940, Willi Münzenberg sera trouvé pendu à un arbre dans le sud de la France.
États-Unis[modifier | modifier le code] 
En 1933, à l'arrivée de Hitler, l'École s'exile à New York d'où elle essaime dans les universités de Columbia, Princeton, Brandeis, California-Berkeley.... puis Harvard, Yale. Au contact de l'Amérique puritaine, ces socio-philosophes freudiens comprennent vite le parti qu'ils peuvent tirer en le transposant à leur Freudo-Marxisme de ce puritanisme Yankee qui dicte à la société "ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas". La stratégie est claire: il s'agit de substituer à la décence morale puritaine la décence morale marxiste. Et ce concept n'est pas vraiment étranger à ces Communistes habitués de "la ligne du Parti". Herbert Marcuse se fixera à l’University de California-Berkeley, d'où il fomentera les mouvements de 1968 aux États-Unis et en Europe : mouvements étudiants, déification de Che Guevara, ("le Himmler de Fidel Castro"), instrumentalisation de la [lutte des Noirs|Mouvement des droits civiques aux États-Unis de 1896 à 1954#La Communauté juive américaine et le mouvement des droits civiques] et hashich à gogo12
Projet[modifier | modifier le code] 
Le prolétariat a trahi la Révolution et l'idée de s'appuyer sur les peuples est abandonnée. Pis, on s'en défit. Il faudra donc les fractionner pour les neutraliser. Puis les rééduquer.
Herbert Marcuse: “C’est le peuple qui n'a pas rempli le rôle que lui avait réservé la théorie révolutionnaire … “ mis devant la possibilité de la révolution, le peuple aura préféré s'en détourner en adhérant profondément aux institutions principales définissant la civilisation occidentale.” “ Une conscience non révolutionnaire - ou plutôt antirévolutionnaire - prévaut dans la majorité de la classe ouvrière, cela saute aux yeux.” Et il continue: “Il faut préférer la dictature des intellectuels au pouvoir d'un peuple encore imparfait. […] Il est nécessaire, pour une société civilisée, que des gens éduqués aient des prérogatives politiques pour combattre les sentiments, les attitudes et les concepts des masses non éduquées.” 13(La déconstruction des peuples d'Occident14)
Tout comme le Marxisme Economique, qui ne pouvait fonctionner qu'en s'appuyant sur un peuple inerte (Intox, Terreur et Vodka) entiérement cornaqué par une nomenklatura d'apparatchiks, le Marxisme Culturel poursuit la destructuration de nos démocraties, fondées sur le principe majoritaire, par l'exacerbation des ressentiments des minorités, réelles ou imaginaires, contre la majorité sortie des urnes. Il n'est plus question de la dictature du prolétariat mais de la tyrannie des minorités sur la majorité.
Objectifs[modifier | modifier le code]
  • Persuader certains groupes de population qu'ils sont des Minorités:
les femmes par exemple..
  • Persuader ces groupes qu'ils sont opprimés et ont des droits spécifiques qu'ils doivent revendiquer:
les homosexuels, les Hispanics, les Noir, les Arabes, les musulmans...mais pas les catholiques intégristes.
  • Multiplier les Minorités par l'importation de populations peu ou pas assimilables:
L'immigration exotique.
Moyens[modifier | modifier le code]
  1. Enseignement du sexe, de l'homosexualité et de la transexualité aux enfants.
  • Y ajouter la théorie du genre.
  1. Immigration exotique massive afin de détruire l'identité des peuples.
  1. Multiplication des incitations à la dénatalité européenne. (George Soros )
  1. Destruction des nations.
  1. Dénigration/ringardisation de l' Église et de toutes les traditions.
  1. Noyautage de la magistrature afin de culpabiliser les victimes au lieu des criminels.
  1. Dépendance de l'État et des allocations publiques.
  1. Contrôle et crétinisation des media.
  1. Substitution à la famille patriarcale de la famille monoparentale ou homoparentale, éliminant ainsi l'influence néfaste des mâles blancs.
  1. Féminisation des garçons éduqués par des femmes. Et donc abolition de leurs instincts guerriers. Le sexe (Gender Identity) n'est plus biologique mais culturel.
Il s’agit donc de fabriquer un peuple docile dépouillé de son identité passée. Quantité de lois dites mémorielles rappelleront sans cesse aux Blancs qu’ils sont coupables de tous les crimes devant l’Histoire et ont donc intérêt à garder un profil bas. Ces actions se dissimulent toujours derrière des causes aussi nobles que compassionnelles: droits de l’homme, droits des minorités, liberté de religion, orientation sexuelle, tolérance, complaisance envers les drogues 'douces', égalité, antiracisme, devoir de mémoire, respect de la différence, de l’Autre etc etc Ces initiatives sont protégé de toute attaque vigoureuse par la dictature du Politiquement Correct. Tout opposant sera en effet passible de poursuites pour homophobie, islamophobie, racisme, antisémitisme, machisme, fascisme etc En 1965 Herbert Marcuse15 publie Repressive Tolerance, dans lequel il expose sans vergogne que la plus grande tolérance doit être exigée pour les idées libérales, en même temps que les attitudes conservatrices, qui ne sont que le symptôme de troubles psychiatriques, doivent être combattues avec une intolérance totale. Il instaure ainsi en Occident la terreur du Politiquement Correct par des méthodes qui rappellent les hôpitaux psychiatriques de Staline. Slogan connu: "L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une maladie." Si en France les opinions incorrectes sont passibles de la loi, aux États-Unis elles se payent par l'exclusion sociale, le licenciement immédiat, les procès en diffamation, la perte de clientèle, les résiliations de contrats, la mort politique. La Licra, SOS Racisme, le Mrap et, aux États-Unis l'ADL, l'anti-defamation League, veillent au grain.
Industrie culturelle[modifier | modifier le code] 
Après avoir condamné l’avilissement de la culture par les media au service du Big Business, "car ils empêchent les sujets, par le biais de réseaux de manipulation et de coercition, de penser par eux-mêmes et de produire des opinions indépendantes", Théodor Wiesengrund-Adorno16 se rallie au point de vue de Max Horkheimer et Walter Benjamin qui pensent au contraire que le peuple étant façonné par l'industrie culturelle autant valait-il se l'approprier. Ce qui fut fait.
La maitrise de la pensée sera ainsi acquise par le contrôle des manuels scolaires, des universités, de la presse, de la radio, de la télévision, du cinéma, voire de la magistrature. Bref de toute cette “industrie culturelle” qui façonne les esprits et la société.
Retour à l'Europe[modifier | modifier le code] 
Mai 68[modifier | modifier le code] 
Les mouvements étudiants trotsko-maoistes de mai-68, qui suivirent ceux initiés par Herbert Marcuse en Californie, se situent dans le sillage des intellectuels marxistes de l'École de Francfort. Les acteurs, les slogans, les conséquences en sont les purs produits.
Le Monde17, Charlie Hebdo18 et Israel Magazine19 s'interrogent: "Mai 68 fut un appel messianique, écho du messianisme juif. Telle est la thèse qu’ont développée les participants au colloque organisé par la revue Passages, le jeudi 7 juillet à Paris sur le thème : "Mai 68, une révolution juive?" 20Noémie Gynsberg - " Ils sont tous des Juifs allemands: il est d’ailleurs intéressant de noter que les meneurs sont principalement ashkénazes. Tous ces intellectuels de la gauche radicale aujourd'hui reconvertis en député européen, maître de conférences, professeur d’histoire, philosophe (Daniel Cohn-Bendit, Daniel Schulmann, Yves Fleischl, André Glucksmann, Robert Linhardt, Henri Weber, Alain Krivine, Daniel Gluckstein, Alain Finkielkraut ) ont en commun d'avoir grandi dans des familles profondément marquées par le drame de la Shoah."21Mai 68 a ouvert les vannes, dans tout l’Occident la doctrine freudo-marxiste de l’École de Francfort est devenue le fondement des Études en Sciences Sociales, officialisant ainsi le régne du Marxisme Culturel.
Notes et références[modifier | modifier le code]Notes[modifier | modifier le code]Références[modifier | modifier le code]
  1.  http://fr.wiktionary.org/wiki/politiquement_correct [archive]
  1.  http://spqr7.wordpress.com/2006/10/17/vocabulaire-politiquement-correct/ [archive]
  1.  http://frankfurtschool.us/history.htm [archive]
  1.  http://www.fpp.co.uk/bookchapters/WSC/WSCwrote1920.html [archive]
  1.  http://library.flawlesslogic.com/1tsar_fr.htm [archive]
  1.  http://www.jewwatch.com/jew-occupiedgovernments-USSR.html [archive]
  1.  [1] [archive]
  1. ↑ a et b http://www.wikiberal.org/wiki/Willi_M%C3%BCnzenberg [archive]
  1.  http://www.americanthinker.com/2007/02/cultural_marxism.html [archive]
  1.  http://www.hellenesonline.com/go/2010/03/the-frankfurt-school-conspiracy-to-corrupt/ [archive]
  1.  http://www.fnb.to/FNB/Article/Bastion_36/Antonio%20Gramsci.htm [archive]
  1.  http://www.israelshamir.net/French/Fr7.htm [archive]
  1.  http://lalibreparole.wordpress.com/2010/08/18/la-deconstruction-des-peuples-d%E2%80%99occident-ou-le-marxisme-culturel/ [archive]
  1.  http://intoxikinfo.over-blog.com/categorie-11779690.html [archive]
  1.  http://www.marcuse.org/herbert/booksabout/haters/haters.htm [archive]
  1.  http://la-philosophie.com/adorno-horkheimer-industrie-culturelle [archive]
  1.  http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-les-18-leaders-juifs-de-mai-68-qui-pourquoi-comment-63911065.html [archive]
  1.  http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_cont [archive]
  1.  http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/mai-68-article.html [archive]
  1.  http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article3436 [archive]
  1.  http://www.noemiegrynberg.com/pages/histoire/mai-68-ils-sont-tous-des-juifs-allemands.html [archive]